Tranches poétiques

La poésie, c’est souvent le surgissement de l’inattendu idéal. Le « book spine poetry contest » l’a bien compris. Il s’agit de composer un poème en assemblant entre trois et dix des livres de sa bibliothèque, afin que les titres forment un petit texte.

L’artiste attire l’œil sur ce qu’on ne voit pas…

Et ce qu’on avait oublié. Quel plaisir de parcourir ses étagères et de redécouvrir des titres que l’on a encore à lire, à savourer ou dont on garde un tendre souvenir !

Voici le premier texte qui a surgi de mes trésors :

Histoire de ma vie
Enfance
L’école des femmes
L’éducation sentimentale
Adultification
Je voudrais pas crever

… Réenchante le monde…

La poésie, par les associations d’idée, fait prendre vie aux objets. Le mot « reine » (et aussi prince, princesse, seigneur…) revenait souvent dans mes rayons. J’ai donc chercher ce que je pourrais en tirer. Et puis je voulais une phrase, quelque chose de plus « rédigé » que le précédent poème. C’est alors que je suis tombée sur Daniel Picouly. La suite s’est enchaînée presque naturellement, un peu aidée quand même par mon amoureux, qui a fait intervenir des héros inespérés.

Mardi,
Il faut sauver la reine,
La reine en jaune,
Celle qui m’aime.
Le marquis appelle les Cinq :
On ne badine pas avec l’amour.

… et sauve même les cas les plus désespérés

Elle me permet en tout cas d’imaginer une fin alternative à la tragique vie d’Emma Bovary, en lui rendant tout l’idéal et le panache dont elle avait rêvé.

Le Comte de Monte-Cristo
Madame Bovary
Premier amour

Je ne vous demande pas souvent de commentaire, mais je trouve cette initiative tellement merveilleuse, que je suis vraiment curieuse de voir ce qui pourrait surgir de vos propres étagères !

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