Solweig So, romancière, dramaturge, metteuse en scène… (fond ancien)

Le roman de Solweig So, Les Funérailles de l’aube, est paru hier. A cette occasion je publie son interview. Et j’ai grand hâte de découvrir cette histoire ! Vivement le 1er janvier…

Théâtre (jeu, dramaturgie, mise en scène…), écriture, photographie, dessin… Tu es une artiste complète ! Par quoi as-tu commencé ? As-tu une préférence ?

J’ai toujours écrit d’aussi loin que je me souvienne, mais je n’irai pas jusqu’à dire que c’était de l’art à l’époque… Le théâtre (en jeu) et l’écriture m’ont accompagnée depuis mon enfance. Aujourd’hui, je dirais qu’ils se nourrissent l’un de l’autre. La photo, ça reste relativement occasionnel et je n’égale pas ceux qui s’y consacrent à fond.

Quant à l’écriture de théâtre, le dessin, la mise en scène, ce sont des domaines que j’ai explorés seulement plus tard (le dessin étant le plus récent des trois). C’est difficile d’exprimer une préférence, je dirais que l’écriture est celui qui me vient le plus naturellement (j’adore jouer, mais je ne me sens pas aussi « sûre » d’être faite pour ça quand je travaille à côté d’autres acteurs. Je n’ai pas ce même sentiment d’infériorité en écriture, où je me sens à ma place.) La mise en scène, j’adore et je me sens très bien, mais je n’ai jamais encore passé l’épreuve du feu (mettre en scène une pièce et faire face aux retours d’un public) donc nous verrons à ce moment-là si je me suis plantée sur toute la ligne ou si j’ai un vrai talent ! 😉

Si tu es aussi diversifiée, est-ce parce que tu penses que tes inspirations et tes sujets ne peuvent s’exprimer qu’à travers certains arts ?

Non, mais je pense que la vie ne vaut le coup qu’à travers l’art, et donc pourquoi ne pas toucher un peu à tout ? Je vois l’art d’abord comme une potentialité transformatrice, qui peut rendre n’importe quoi esthétique (au sens large) et faire vivre des expériences à son public (donc le transformer lui aussi)

Dans tes projets à venir sous peu, il y a un roman et un montage de pièce. Peux-tu nous en parler ?

Il s’agit d’un projet sur lequel je travaille depuis mes dix-sept ans, autant dire qu’il me tient à cœur. Je l’ai fini il y a un an et demi, mais j’ai eu une mauvaise expérience avec une maison d’édition qui m’a fait beaucoup poireauté (ce qui répond un peu à la question suivante), ce qui m’a retardée dans la publication. Mais c’est enfin prêt ! C’est une dystopie, un roman d’anticipation (je n’ose dire de science-fiction même si mon copain m’assure que ç’en est) qui se déroule dans quatre-cents ans, dans un monde qui pense avoir trouvé la solution pour échapper au plus grand mystère : la mort. Il suffirait d’arrêter de faire des enfants… Je vous laisse découvrir la suite vous-même, car le livre sort aujourd’hui sur The book edition !

Quant à ma pièce, disons que (en tout cas j’espère) elle relève de l’inquiétante étrangeté. Je l’ai écrite en 2014, aux Etats-Unis, en anglais. Puis à mon retour en France je l’ai traduite. Depuis un an, je m’attelle à la monter. J’ai déjà mes comédiens, une compagnie… y’a plus qu’à.

Tu as publié le roman en indépendant, sans passer par un éditeur. Pourquoi ce choix ? comment as-tu procédé ?

J’ai déjà un peu répondu, mais honnêtement, je n’avais déjà pas vraiment envie de passer par le circuit classique avant cette mauvaise expérience. J’y reviendrai peut-être plus tard. J’ai juste le sentiment que cette industrie qui tourne autour de l’idée de propriété intellectuelle et de « recettes qui marchent » est délétère pour la création. Et puis à l’époque (il y a donc un an et demi) j’avais très envie de sortir mon projet et je n’avais pas la patience d’attendre l’aval d’une maison d’édition… Ce qui rend mon histoire encore plus ironique !

Solweig So est un nom de plume. D’où vient-il ? Pourquoi écrire sous un pseudonyme ?

Je n’aime pas mon vrai nom (je trouve qu’il ne fait pas trop artiste, et en plus mon nom de famille est un prénom d’homme ce qui porte souvent à confusion) et Solweig est un prénom que ma mère aurait voulu me donner et que mon père a décidé d’apprécier… vingt ans après ma naissance (il n’aurait pas pu aimer à l’époque ?). Donc je me sens un peu Solweig. Et Solweig So, je trouve que ça sonne bien.

Y a-t- il une question que tu aurais aimé que je te pose ? Peux-tu y répondre par la même occasion ?

Nope

Quelle lecture recommanderais-tu aux visiteurs de la Bibliothèque ?

Ahhhh…

Harry Potter évidemment.

Puis Pennac, Victor Hugo, Les orphelins BaudelaireLa Signature de Toute Chose, Balzac, L’Evangile selon Biff, Orwell… (en vrac et comme ça me vient)

Je publie parfois des avis de lecture sur mon blog, pour une discussion plus poussée 😉

En tout cas, une chose qui me manque beaucoup, ce sont les cours de littérature, qui m’ont permis de découvrir tellement de pépites !

Petit mot de la fin : merci pour cette interview et à tous les créateurs potentiels qui nous lisent : lancez-vous ! C’est la plus belle des aventures.

Pour découvrir le monde de Solweig So, c’est ici. Pour acheter son roman, Les Funérailles de l’aube, c’est ici.

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