Buffy contre les vampires, de Joss Whedon (XXe-XXIe) (fond ancien)

Découverte tardive

En 1997, j’étais encore à l’école primaire. Même si la Trilogie du Samedi n’était pas programmée la veille d’un jour d’école, je ne pouvais pas regarder la télévision suffisamment tard pour discuter le lundi matin des aventures de Buffy, Willow et Xander. J’ai commencé à regarder M6 avec Charmed, plus tard.

Evidemment, après toutes ses années, j’avais quand même réussi à me faire divulgâcher un certain nombre de rebondissements. Je savais que Willow ne resterait pas éternellement avec son loup-garou, qu’Angel allait partir protéger Los Angeles… J’avais même eu droit à un faux divulgâchi, car on m’avait présenté l’épisode de l’hôpital psychiatrique comme étant le twist final de la série.

Où il est démontré que les effets spéciaux ne font pas tout

Si la série sur les trois sœurs sorcières a pris un sacré coup de vieux, en revanche, la tueuse de vampires n’a pas pris une ride. Même pour des adultes des 2010’s, c’est une excellente série, CQFD – ce qu’il nous faut démontrer.

Pourquoi ? Parce que les effets spéciaux de la première saison ne sont pas à la cheville des premiers de Charmed. En revanche, ses dialogues pétillants de vivacité et d’humour, et ses scénarios bien ficelés, qui rendent les personnages extrêmement attachants, sont intemporels. Alors une fois passé les monstres en carton-pâte de la première saison, on reste pour les réparties de Buffy, pour la mignonnitude de Willow et l’extraordinaire normalité de Xander.

Sans oublier son merveilleux générique : même dans les récents, qui ont suivi la ligne créatrice du Trône de Fer, j’en connais peu qui lui arrive à la cheville.

Malgré tout, s’ils refont une série sur des sœurs sorcières, je n’ai pas vraiment envie de voir renaître Buffy contre les vampires. Parce que justement la série originale était d’une très grande qualité, parce que je me suis trop attachée aux personnages, je ne pourrai pas voir une nouvelle génération à l’écran, incarnée par d’autres acteurs. Je ne pourrais pas m’empêcher de comparer, et de râler : « C’était mieux avant… »

Interprétations d’adulte

Si j’avais découvert Buffy à l’école ou au collège, comme nombre de mes camarades, je me serais évidemment identifiée au trio d’ados, et notamment à Willow, qui était un peu moi à son âge.

Ayant vu la série pour la première fois après avoir commencé à enseigner, je suis naturellement devenue fan du personnage de Giles. A onze ans, j’ai attendu ma lettre de Poudlard. Il me reste jusqu’à mon départ à la retraite pour découvrir qui est la tueuse de cette génération. Mon autre grande tragédie est que mes élèves actuels ne connaissent pas : je me censure donc plein de références à la série quand je voudrais plaisanter en cours.

Par ailleurs, je crois que je n’aurais pas été aussi sensible à dix ans à la confusion des rôles jolie fille / monstre / prince charmant que je ne l’ai été quand j’ai découvert la série. Buffy était un modèle pour les adolescentes que je trouve assez en avance sur son temps, même pour les années 90. Ajoutons-lui Fantômette et Hermione Granger, et on devrait obtenir des jeunes filles épanouies et battantes.

Il faut enfin dire que j’ai découvert Buffy après avoir mis un pied dans la culture geek. C’est avec un œil de rôliste que j’ai assisté aux aventures des lycéens de Sunnydale. De fait, Drusilla restera pour moi l’éternel archétype du Malkavian de Vampire la Mascarade.

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