Petit lexique de l’animateur : fin et cinquième repas (ou « cinquième »)

Cet article sera probablement le dernier de la rubrique animation (sans compter les exports du fond ancien). J’ai arrêté ce beau métier il y a deux ans, parce j’ai d’autres projets, parce que je n’avais plus l’impression d’y progresser, et parce que je laisse cette (maigre mais néanmoins existante) source d’emplois et de revenus à d’autres qui en ont plus besoin que moi. Il est donc temps de tourner la page.

Il n’est pas impossible que je publie de nouveau des articles sur ce sujet, mais c’est en tout cas terminé pour le moment. J’ai dit l’essentiel de ce que j’avais à dire.

Vous allez découvrir avec ce dernier article pourquoi les animateurs sont des Hobbits.

Bienvenue dans le secret des dieux…

Ami.e.s stagiaires en animation, si vous n’avez jamais fait de colonies de vacances vous ignorez encore ce qu’est le cinquième repas. Voici un secret dévoilé pour vous.

A moins d’une parfaite connaissance de vous même, pour laquelle je vous féliciterais, vous ne savez pas encore à quel point vous allez peiner en séjour : les journées sont très longues, malgré les huit heures de repos consécutives obligatoires, et demandent beaucoup d’énergie. Il faut, lorsqu’on est de lever pour les plus petits, être opérationnel à 7h30, être attentif à tout ce qui se passe et ce qui se dit, s’investir émotionnellement, faire preuve d’autorité, vivre dans l’agitation, incarner des personnages (jusqu’à deux en moyenne dans une journée d’animation correcte), faire le coucher des plus grands à 22h30, enchaîner sur la réunion qui dure une heure dans le meilleur des cas, finaliser les animations du lendemain. Et si vous avez de la chance, vous ne serez pas réveillé.e pour les pipis au lit, cauchemars et autres maladies soudaines.

L’animateur est un animal qui a besoin de beaucoup, beaucoup d’énergie. Outre les relais qu’il est nécessaire de se passer en journée et les jours de congés obligatoire, il faut aussi des calories.

Conclusion : lorsqu’il est minuit, le sucre et le gras sont vos meilleurs amis.

Savez-vous compter jusqu’à cinq ?

Pourquoi cinquième repas ? Parce qu’un animateur mange cinq fois dans la journée : au petit-déjeuner, au déjeuner, au goûter (très important), au dîner… et après la réunion du soir, au cinquième repas. Donc, un animateur fait presque autant de repas qu’un Hobbit. CQFD.

Si vous avez un organisme correct, et un bon directeur, le budget alloué vous permettra de profiter d’une vraie collation sucrée et / ou salée, avec des sodas et des alcools légers, comme de la bière (un demi par personne grosso modo) ou du cidre.

Si vous avez un cuisinier sur place, et que vous entretenez des bons rapports avec lui, vous pourrez aussi bénéficier du rabiot de plats et / ou de desserts.

C’est un moment convivial, où, sans entamer sur le sommeil, il peut s’organiser des jeux de société par exemple. C’est aussi le moment d’échanger les potins, de décompresser en vidant son sac, etc.

N’oubliez pas de ranger derrière vous en partant !

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