Ecrire un dialogue

Les descriptions, c’est mieux.

J’ai commencé à écrire avec des textes poétiques. Il n’y a rien tant que j’apprécie que les figures de style (un jour, je ferai un top des meilleures figures de style). J’aime les contraintes : c’est par elles que j’arrive à rendre le mieux les sensations. C’est d’ailleurs ainsi que je procède pour les descriptions : je pars d’une impression, d’une palette de ressentis devant un paysage, un événement, une personne, et je travaille les phrases de manière à obtenir un texte qui retranscrive au mieux cette impression.

C’est long et pas toujours immédiatement satisfaisant, mais ça me vient infiniment plus facilement que les dialogues. Lorsque je relis une description achevée, j’ai l’impression d’avoir travaillé, d’être originale, d’avoir véritablement accompli quelque chose.

Les dialogues, c’est dur

Or, pas de roman (enfin a priori, dans la plupart des cas, et dans le mien en particulier) sans dialogues. J’en ai besoin pour donner corps aux personnages, pour faire avancer l’action, pour faire le lien avec un autre genre littéraire (que je ne révélerai pas ici).

Mais je ne suis jamais satisfaite. J’ai toujours l’impression que les personnages basculent dans le cliché, que mon style est trop lisse, sans style en fait, que je crée rien. Je m’exaspère.

Je me méfie d’eux, car ils paraissent trop faciles.

Poser un cadre

Alors j’invente des palliatifs. J’ai besoin de contraintes : je les crée. Avant d’écrire le dialogue, je prévois ce qu’il va nous apprendre sur le caractère et les sentiments des personnages (de manière explicite et implicite), de quelle façon il va faire progresser l’action. J’aimerais que les personnages et le lecteur ne soient plus les mêmes avant et après le dialogue.

Mais ça ne suffit pas. Les dialogues restent pénibles.

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