Cours de français : la focalisation (ou le point de vue du narrateur), comparaison avec le jeu vidéo

Niveaux : de la quatrième à la première (avec des choix de textes adaptés)

Définition générale

On parle de focalisation pour analyser l’angle de vue adopté pour raconter les événements et faire les descriptions dans un récit. C’est donc l’ensemble du dit et du non-dit transmis au lecteur.

Un peu de démagogie…

Quand je démarre un cours, j’aime partir de ce que les élèves aiment ou connaissent. C’est une manière pour moi d’éveiller leur intérêt.

J’assume ce côté démagogue, mais il y a aussi un autre avantage : celui d’alimenter le paysage mental des élèves. Souvent, ceux d’entre eux qui ont des difficultés avec la lecture les ont parce qu’ils ont du mal à passer du déchiffrement des mots à la visualisation. Beaucoup de mes cours ont pour objectifs de leur créer un « musée intérieur » (l’expression n’est pas de moi), qui les aidera à la fois à lire et à écrire.

Toutes les définitions sont dans l’article sur le Narrateur.

Supports visuels

Chaque exemple est analysé à l’oral, et vise à faire dire aux élèves les grandes caractéristiques de chacune des focalisations, afin qu’ils retiennent ensuite leurs définitions et qu’ils soient capables de les reconnaître.
Pour la focalisation omnisciente, je pars d’un photogramme ou d’une vidéo des Sims ou de Sim City. Le but est de montrer que le narrateur et le joueur (ou lecteur dans le cas d’un récit) ont à peu de choses près les mêmes informations.

Pour la focalisation interne, je divise en deux. Je prends Minecraft ou Portal pour la narration interne à la première personne (et j’en profite pour rappeler que FPS signifie First Person Shooting), et Assassin’s Creed pour la narration interne à la troisième personne.

Pour la focalisation externe enfin, je trouve des vidéos de matchs de Starcraft ou de League of Legends retransmises sur Twitch : le spectateur n’a pas les pensées du joueur, il ne peut voir que ce que la caméra lui montre.

La lecture de l’image se termine systématiquement par la formulation et l’écriture des définitions de cours.

Le texte et l’interprétation

Je termine par un exercice à l’écrit, sur un groupement d’extraits adaptés au niveau de classe. Le but est triple : faire écrire, montrer qu’il s’agit d’une grille d’analyse littéraire et surtout, passer à l’interprétation des textes. J’insiste sur le fait qu’aucune focalisation n’est choisie au hasard, et fait toujours sens : pour instaurer le suspens, préparer le malentendu, créer la confiance et l’empathie… Chaque extrait est donc analysé selon le filtre du point de vue, et les élèves doivent indiquer l’effet créer sur le lecteur.

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